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BETTERAVES : quel bilan ?

La campagne qui s’achève se démarque par son exceptionnelle longueur et de bons rendements malgré des hétérogénéités entre parcelles importantes.

Sur les territoires de l’Artois, du Cambrésis et du Valenciennois, les agriculteurs des Groupes de développement (GEDA) mutualisent leurs résultats en fin de campagne pour dresser leur bilan et tirer les enseignements nécessaires.Ci-dessous les points forts de l’enquête récolte 2017:

 

  • Des reliquats plus élevés qu’à la normale

De manière générale, la betterave succède à une céréale à paille. La récolte de l’été 2016 s’est caractérisée par une très faible migration de l’azote des pailles vers le grain. Avec une minéralisation en septembre anormalement élevée et un faible lessivage, les reliquats en sortie d’hiver affichaient en moyenne 60 unités. Dans notre échantillon, plus d’une parcelle sur trois ont reçu des effluents organiques (fumier, vinasse…) à l’automne. Un quart des parcelles recevront moins de 50 unités sous forme minérale.

 

  • Un printemps sec et des levées hétérogènes 

A l’exemple de la petite région de l’Artois, il pleut en moyenne 360 mm entre novembre et février. Seuls 178 mm seront tombés à la sortie de l’hiver 2017. Au moment des semis, les terres ressuient vite et l’horizon superficiel est parfois asséché, en lien avec des préparations trop éloignées du semis. Certaines betteraves sont parfois positionnées dans le sec et ne s’imbibent pas.
Les premiers semis ont démarré le 12 mars. Entre le 25 et le 28 mars, 75 % des parcelles ont été semées. Les dernières le seront au 05 avril. Moins d’une semaine après le semis, les graines pré-germées dans des terres réchauffées ont déjà un germe de quelques mm. Au printemps, les réserves utiles, comme les précipitations, sont faibles. Les premières vraies pluies arriveront mi-mai. 50 mm seront cumulés en seulement quelques épisodes orageux localisés. Les graines non germés et viables profiteront de cette humidité retrouvée pour lever. Fin mai, la majorité des parcelles est à 8 feuilles.

 

  • Des conditions favorables au désherbage mécanique

En absence d’humidité, les produits racinaires sont mis en défaut. A la faveur des rosées matinales, les foliaires adjuvantés sont sollicités pour maintenir une propreté relative en parcelle. Ce temps sec est propice aux interventions mécaniques : plus d’une parcelle sur deux sera désherbée mécaniquement. Mi-avril, une gelée noire dépourvue d’humidité refroidi la plaine. Contrairement aux pois de conserve, les dégâts sur betteraves seront finalement minimes.

 

  • Faible pression fongique mais carence en bore

Le suivi régulier des parcelles aura permis de décaler au 4 août le déclenchement de la première protection. La majorité des parcelles arrachées sur novembre en recevront une deuxième. Les parcelles, en déficit hydrique compliquent l’assimilation des oligoéléments, dont le bore. Les parcelles peu fournies ou dont le suivi a fait défaut, marquent la maladie du cœur noir.

 

  • Rendements et richesses, dès le début

Les premiers arrachages débutent dans le sec, avec des richesses très élevées. Ramenés à 16, les rendements sont de plus de 10 tonnes supérieurs à l’année précédente.
Un quart des parcelles seront arrachées au 2 octobre, pour un rendement médian à cette date, de 92 t/ha (à 16 %) et 18.6 de richesse.
La moitié des betteraves seront sorties de terre au 20 octobre (avec 5 jours d’avance sur 2016, automne très sec). Au 7 novembre, un quart des betteraves étaient encore en terre. Sur l’ensemble des retours d’enquêtes à la mi-janvier, la durée de végétation médiane s’établit à 209 jours en 2017, avec un délai entre la récolte et l’enlèvement du silo de 11.3 jours (chiffre ne prenant pas en compte la fin de campagne). Sans pouvoir égaler l’exceptionnelle croissance automnale 2016 et son gain moyen quotidien de 366 kg/ha, le rendement 2017 augmente de 270 kg/ha.

 

Contact: Laurent DEVOCHELLE 06 85 04 36 55